Paula Venegas Flores vit et travaille à Paris depuis 2006. Après des études d’arts plastiques et de photographie à Valparaiso, Chili, elle a poursuivi sa formation dans le cadre du Master Art contemporain et Nouveaux médias à Paris 8. Sa démarche artistique est pluridisciplinaire : installation, photographie, art vidéo, art graphique et textile, peinture et dessin, poésie visuelle,etc. Ses œuvres dialoguent entre les mondes de l’intime, l’identitaire et les mondes de la consommation, de l’ordinaire et du quotidien. Ses techniques tournent autour du recyclage et de la réutilisation, dont l’économie du matériel est importante dans la plupart de ces projets artistiques où la source est la récollection et la récupération.
Elle a participé à de nombreuses expositions au Chili, en France, en Allemagne, au Canada et aux États-Unis. Elle est membre fondateur et représentante légale de l’association TRAMAR, un projet associatif de gestion artistique pluridisciplinaire créé en collaboration avec neuf autres artistes dont plusieurs expositions ont été organisées.
La photographie et sa matérialité font partie de ses outils principaux parmi d’autres. Dans ses œuvres, la construction des installations fonctionne sous la question photographique du puzzle et le mode de présentation de la photographie en série dans l’espace de son exposition. Le sac plastique fait partie aussi de ses matériaux principaux pour la conception de ses œuvres, des sacs de différentes tailles et couleurs sont réutilisés et tricotés pour construire une nouvelle forme, expression dans l’espace à partir de la matière. Le sac plastique est un objet commun, présent dans le quotidien de nos courses et son utilisation dans la création artistique fonctionne comme une métaphore du marché et du commerce en tant que porteur de produits de consommation et d’accumulation des déchets.
La culture du recyclage est destinée à différentes utilisations parallèles et alternatives, la réutilisation des objets qui deviennent un matériel de création met l’accent sur une redécouverte des gestes et des matières très proches à nous, mais pourtant invisibles dans leur qualité exclusivement utilitaire. Une posture critique face à la société de consommation et la culture du jetable sert de point de départ pour la proposition d’un enchantement et émerveillement face aux objets et matériaux provenant du quotidien.
Toujours intéressée sur la place de la photographie en tant que matériau de construction de l'oeuvre et non comme l'oeuvre en elle-même, l'artiste s'en sert pour figurer le chemin de ses caissons lumineux sous la forme de puzzles, des pièces à disposer dans l'espace.
Son travail fluctue entre deux manières de fabriquer l'oeuvre ; l'une à partir de la construction photographique, et l'autre par l'utilisation du recyclage comme matière de création, deux formes de participer à la création contemporaine, notamment à l’installation. L’artiste découvre au cours de ses œuvres des différentes tentatives qui cherchent à combler ses infatigables questions.